Voyage au Canada : Récits de réfugiés – Fatima

Voyage au Canada : Récits de réfugiés – Fatima

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Transcription : « Voyage au Canada : Récits de réfugiés – Fatima »

Durée de la vidéo : 03:03 minutes

Je conserve d’excellents souvenirs d’Afghanistan. J’y ai vécu pendant environ 15 ou 16 ans. Mes parents étaient tous les deux très instruits et j’ai grandi dans un environnement propice aux études. Et puis la guerre a éclaté et il est devenu très difficile de continuer d’aller à l’école.

Après cela, il est devenu très difficile pour les femmes de vivre seules en Afghanistan. Leur sécurité était menacée et, concrètement, elles devaient toujours avoir l’appui d’un homme pour évoluer dans la société. C’est donc la raison pour laquelle nous avons dû partir et recommencer à zéro à Peshawar, au Pakistan.

Quand j’ai suivi mes études secondaires, nous passions l’après‑midi dans une école de langue anglaise. Elle était renommée et vraiment… si vous vouliez réussir. Le fait est que nous voulions tous réussir notre vie et ne pas la passer dans un camp de réfugiés. Alors, notre objectif était d’immigrer au Canada, aux États-Unis ou en Australie à la fin du programme d’études. J’ai suivi un cours de pédagogie d’environ trois à six mois et après l’avoir terminé, j’ai réussi à, vous savez, gagner de l’argent et à recevoir un salaire pendant deux ans. Hourra. Alors, je me suis sentie vraiment indépendante vers l’âge de 18 ans.

Ils ont organisé le programme afin de vous aider à vous assimiler... à vous intégrer facilement au Canada... à la société canadienne et de vous aider à faire ce que vous voulez faire. Alors, vous écrivez votre présentation biographique, vos intérêts, et tout ça, et selon ce que vous avez écrit dans votre demande, ils envoient votre curriculum à différentes universités. Je m’intéressais au génie, aux mathématiques et à l’informatique. Alors, ils m’ont envoyée dans des écoles qui offraient ce genre de programmes et j’ai… et j’ai pu faire ce que je voulais faire.

Je veux dire que le Canada est ma patrie maintenant et je me sens plus proche du Canada que de n’importe quelle autre partie du monde. Alors, c’était vraiment bien de savoir que maintenant vous pouvez voter, vous pouvez participer à tout un éventail d’activités au Canada en tant que citoyen canadien et faire partie de la société canadienne. Alors, c’était vraiment parfait. C’était un privilège.

 
 
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