Forum sur l’accueil des réfugiés syriens au Canada – gouverneur général du Canada

Le gouverneur général du Canada discute de la diversité, de l'inclusion et des efforts déployés par de nombreux bénévoles pour préparer l'arrivée des réfugiés syriens au Canada. Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, était l'hôte d'un forum sur l'accueil des réfugiés syriens au Canada, qui a eu lieu à Rideau Hall, le 1er décembre dernier.

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Transcription: « Forum sur l’accueil des réfugiés syriens au Canada – gouverneur général du Canada »

Durée de la vidéo : 00:09:36 minutes

[Légère musique d’introduction]

On voit une salle remplie de personnes assises.

Texte affiché : « Forum sur l’accueil des réfugiés syriens au Canada – 1er décembre 2015 ».

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Texte affiché : « Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada ».

David Johnston : Je commence en reconnaissant que cet évènement important se tient sur le territoire traditionnel de la Nation algonquine.

Bienvenue au forum sur l’accueil des réfugiés syriens au Canada.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Ce forum ne se limite pas à un enjeu.

Ce forum, c’est aussi l’occasion de montrer qui nous sommes en tant que Canadiens.

Vincent Massey, le premier gouverneur général né au Canada, a dit ceci :

« Les nations forment leur caractère en période de crise. C’est dans ces moments qu’elles semblent se dire “Je vis pour quelque chose. Pour quoi? À quoi est-ce que j’attache le plus d’importance?” »

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

La crise des réfugiés syriens est l’un de ces moments pour le Canada.

Elle nous pousse à soulever les questions suivantes :

De quoi sommes-nous faits?

Pour quoi vivons-nous?

Que vénérons-nous par-dessus tout?

Le moment est de nouveau venu de répondre à ces questions.

De réaffirmer les valeurs fondamentales des Canadiens.

D’évaluer l’ampleur de notre engagement envers la diversité, l’inclusion et la tolérance.

De montrer notre détermination et notre capacité à aider des enfants, des femmes et des hommes ‒ des familles entières ‒ qui ont des besoins urgents.

C’est un moment décisif pour le Canada, un moment décisif pour chacun de nous.

Mais c’est encore plus que ça.

C’est une occasion.

Une occasion de mobiliser nos communautés, de St. John’s à Winnipeg, en passant par le Lower Mainland de la Colombie-Britannique ‒ et tellement d’autres endroits.

De réinventer la façon de prendre soin des personnes les plus marginalisées et les plus vulnérables parmi nous.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

De rester uni, comme un pays averti et bienveillant qui croit à l’égalité des chances pour tous et qui est déterminé à lutter pour l’obtenir.

Vous, les participants au forum, comprenez pourquoi l’accueil des réfugiés syriens est à la fois un défi et une occasion pour le Canada.

Vous savez aussi que les grands défis font les grandes nations.

Vous êtes tous des dirigeants, soit dans la fonction publique, le secteur privé ou la société civile.

Vous êtes tous déterminés à faciliter la réinstallation et l’intégration des réfugiés.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Et vous savez tous que ce travail est important et qu’il exigera la contribution personnelle des Canadiens.

Nous réussirons, car la cause est bonne et la compagnie agréable.

Laissez-moi vous raconter une anecdote qui illustre bien la merveilleuse occasion qui nous attend.

Il y a quatre ans, j’ai dirigé une délégation de Canadiens chevronnés lors de visites d’État en Malaisie, au Vietnam et à Singapour.

Une chose extraordinaire s’est produite durant ce voyage, le genre de chose qui vous rappelle combien le Canada est un pays merveilleux.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Cette histoire a deux personnages principaux : Perrin Beatty, qui est avec nous aujourd’hui, et Kim Thúy, qui ne pouvait malheureusement pas être ici.

Un homme de l’auditoire lève la main.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Perrin et Kim faisaient partie de la délégation de 2011 en raison de leur expertise et de leurs réalisations impressionnantes.

Perrin nous accompagnait en tant que dirigeant de la Chambre de commerce du Canada.

Kim, lauréate d’un prix du gouverneur général pour son roman Ru, était de notre délégation en tant qu’ambassadrice culturelle au Vietnam, son pays natal.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Ce que Perrin et Kim ont réalisé au début de notre voyage, c’est que leurs chemins s’étaient déjà croisés, en 1979, dans des circonstances complètement différentes.

Quand elle était enfant, Kim a fui le Vietnam pour se rendre en Malaisie, avec des milliers d’autres « boat people ». Chaque jour, avec les membres de sa famille, elle s’assoyait devant le haut-commissariat du Canada, à Kuala Lumpur, dans l’espoir que son rêve se réalise.

Le rêve de venir au Canada.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

À l’époque, Perrin était un jeune membre du Cabinet du gouvernement du premier ministre Joe Clark qui travaillait à faire venir au Canada un large nombre de réfugiés vietnamiens.

Avec l’aide de milliers de concitoyens canadiens, Perrin et son gouvernement ont aidé Kim à réaliser son rêve.

Aujourd’hui, elle compte parmi les auteurs les plus réputés du Canada et, en 2011, ils ont représenté ensemble leur pays à l’échelon diplomatique le plus élevé.

Cette histoire met en évidence des vérités fondamentales admirables à propos du Canada.

Premièrement, nous sommes plus forts quand nous travaillons ensemble.

Deuxièmement, la diversité est l’une de nos forces.

Troisièmement, malgré nos nombreuses cultures et origines ‒ il y a plus de 200 langues parlées au Canada et plus de 200 origines ethniques ‒ nous avons beaucoup en commun.

À commencer par le Canada.

« Alors, quelle est notre recette? »

C’est la question que m’a posée la chancelière allemande Angela Merkel lors de sa visite à Rideau Hall, à l’été 2012.

Elle voulait savoir comment le Canada avait réussi à bâtir une société aussi prospère avec des habitants venant de tous les coins de la planète.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Comme vous le savez peut-être, l’Allemagne attend un million de réfugiés.

Pensez-y : un million de réfugiés.

La question qu’elle posait au Canada n’avait rien d’abstrait. Quelle est notre recette?

Cette question est rapidement en train de devenir l’une des plus importantes de notre époque.

Vous êtes ici aujourd’hui pour nous aider à y trouver une réponse toute canadienne.

Heureusement, et certainement en raison de notre vaste territoire et de notre climat difficile, l’interdépendance a toujours été au cœur de notre identité canadienne.

C’est peut-être pourquoi nous avons répondu à l’appel, souvent et volontiers, en accueillant plus de 60 000 réfugiés de la mer vietnamiens en 1979 et 1980, par exemple. C’est aussi pourquoi l’histoire nous a jugés si sévèrement lorsque nous avons échoué.

Bien entendu, notre ouverture quant aux nouveaux arrivants existait avant la création même du Canada.

Les colons de Port-Royal, dans ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Écosse, n’auraient jamais survécu à leurs premiers hivers, au début des années 1600, sans la générosité et les conseils des peuples autochtones. En fait, je crois que ces derniers leur ont offert de la viande fraîche au cours de leurs deux premiers hivers et leur ont enseigné comment utiliser les aiguilles de conifères pour faire un thé antiscorbutique rempli de vitamine C.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Ces deux petits exemples illustrent l’importance de l’interdépendance et de l’accueil.

Notre histoire est remplie d’exemples de personnes aux origines diversifiées qui s’entraident dans les moments difficiles.

Tout comme ces premiers colons qui furent aidés par les peuples autochtones, beaucoup de réfugiés syriens arriveront en hiver.

Nous les recevrons avec chaleur malgré le froid hivernal.

Notre société canadienne diversifiée, tolérante et multiculturelle est l’un de nos plus grands atouts et, peut-être même, l’une de nos plus grandes contributions au reste du monde.

C’est pourquoi il faut mener les opérations d’accueil des réfugiés avec brio. Cela aussi va de soi.

Et c’est la chose sensée à faire.

Une fois de plus, nous relèverons le défi et nous ferons la bonne chose.

Aujourd’hui, nous devons avoir une discussion ouverte et engagée; nous devons créer des liens et des réseaux qui maximiseront notre efficacité.

La caméra fait un panoramique sur une foule assise dans le hall. Cinq chaises libres sont sur la tribune, à la gauche de l’orateur, et un grand écran de télévision se trouve de chaque côté de la tribune.

Un homme parle à partir d’un lutrin, à côté d’un drapeau du Canada et devant une toile de fond dorée.

Montrons qui nous sommes en tant que Canadiens et profitons de l’occasion.

Engageons-nous à travailler ensemble et saisissons sans hésiter ce moment décisif pour notre pays.

L’avis de droit d’auteur « Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, 2015 » apparaît à l’écran, suivi du mot-symbole Canada.

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